
La France se distingue en Europe et dans le monde par le niveau très élevé de ses dépenses publiques - environ 54% du PIB, soit le premier de la zone euro et le second des pays développés. Il en résulte à la fois un taux de prélèvements obligatoires très élevé, qui pèse sur la croissance et le pouvoir d’achat et un déficit qui continue à alimenter une dette qui a triplé de volume en 30 ans. Pour un retour à l’équilibre des finances publiques au plus tard en 2012, des réformes sont indispensables. Cette réduction du poids des dépenses publiques ne peut pas se faire par l’intermédiaire du seul levier budgétaire, qui conduirait à réduire les moyens du service public et altérer sa qualité sans pour autant diminuer suffisamment le niveau des dépenses.
En effet, comme l’a affirmé le Président de la République dans son discours aux fonctionnaires du 19 septembre 2007, faire des gains de productivité est la seule façon d’éviter d’être un jour ou l’autre contraint à une politique d’austérité et à la pratique du « rabot budgétaire aveugle » pour empêcher l’explosion de la dette. La réduction des emplois publics est une conséquence et un moyen de la réforme, non une fin en soi.
Ce constat n’est pas original : d’autres pays l’ont fait avant nous. Il les a conduits à privilégier une analyse approfondie des politiques publiques, pour les rénover. Ces pays ont fait la preuve qu’une révision ordonnée de l’existant permettait à la fois de réduire le niveau des dépenses publiques et d’améliorer la qualité du service public.
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