« Je recommande les CPAG ou les IPAG pour leur coût, leur cadre, leur programme très en phase avec les épreuves et la qualité de leurs intervenants »
Actualité | Publiée le 25 juin 2026 | Mise à jour le 25 juin 2026
Jules Aujay est diplômé du master carrières publiques du CPAG de l’IEP d’Aix-en Provence et a réussi le concours externe de commissaire de police. Il témoigne de sa préparation en CPAG et donne des conseils pour rejoindre la fonction publique.
Pouvez-vous revenir sur votre parcours et vos motivations à rejoindre un CPAG ?
J’ai étudié un an en licence de droit en Classe préparatoire aux grandes écoles (CPGE) avant de rejoindre l’IEP d’Aix-en-Provence en deuxième année. Lors d’un master 1 en affaires internationales, je ne me reconnaissais pas dans les débouchés, car j’ai toujours ressenti l’envie de m’engager dans le service public et la sécurité, projet qui s’est finalement incarné au travers de la police. C’est en parlant avec les personnes de mon école que j’ai découvert le CPAG d’Aix-en-Provence. Je suis donc passé en master 2 carrières publiques porté par le CPAG, qui est à la fois un master diplômant et une préparation aux concours de la fonction publique. J’ai ensuite passé et réussi le concours externe de commissaire de police.
Les épreuves étaient-elles cohérentes avec votre préparation ?
Totalement ! Chacune des classes préparatoires au sein du CPAG de Sciences Po Aix était spécifique aux concours préparés, donc les professeurs étaient bien au fait des épreuves.
Quelles étaient les modalités de formation ? Avez-vous pu concilier la préparation avec d’autres contraintes ?
Tout est relatif au concours préparé. La préparation aux écrits du concours de police est assez courte, de septembre à fin décembre, pour passer les épreuves en janvier. Tout en ayant en parallèle les cours de master et les concours blancs tous les samedis matin. Après les résultats d’admissibilité, nous continuons la préparation des épreuves sportives jusqu’en mars, ce qui est une période propice aux stages, que je recommande pour l’expérience personnelle et pour la plus-value à l’épreuve orale. Enfin, la période de mars à début juin est consacrée à la préparation des oraux, avec l’accompagnement d’intervenants extérieurs pour nous entraîner, nous donner des conseils et des retours d’expérience.
Vous souvenez-vous d’un enseignement qui vous a marqué ?
J’ai apprécié le cours de droit pénal, enseigné par un magistrat qui était donc opérationnel et porteur d’une expérience dans la fonction publique.
Les intervenants issus du monde professionnel ont-ils changé votre vision de la fonction publique ?
Ils ne l’ont pas changée mais plutôt préparée. Ils m’ont offert un retour d’expérience, me permettant de mieux appréhender les choses, de désacraliser la difficulté d’un concours puisque l’on peut mettre un humain derrière une réussite.
Y a-t-il eu des visites d’administration ou des stages ? Qu’est-ce que cela vous a apporté ?
J’ai en effet réalisé deux stages en commissariat (Marseille Nord et Aix-en-Provence) conventionnés par mon école. Cela permet de voir l’autre côté du miroir, d’être au contact de professionnels qui exercent les concours auxquels on candidate. Il y avait vraiment du concret derrière ce stage, même si, en tant que stagiaire, il n’est pas possible de participer aux opérations de voie publique.
Quelle est pour vous la force de la formation en CPAG ? Y a-t-il un manque éventuel ?
Une force non négligeable de la formation en CPAG est son coût, surtout par rapport à la qualité de la préparation.
La formation pouvait manquer d’accompagnement personnalisé car certains intervenants portaient beaucoup de casquettes et n’avaient pas toujours de temps à nous accorder, entraînant peu de suivi, que ce soit à la tombée des résultats ou en cours d’année. Mais c’est le contrecoup d’avoir des intervenants issus du monde professionnel !
Comment décririez-vous l’ambiance de la prépa et les relations avec vos camarades ?
Excellente ! J’appréhendais l’esprit de compétition que j’ai connu lors de la préparation des concours des IEP. Mais il y avait une bonne dynamique de travail et de camaraderie en CPAG, notamment avec ceux qui redoublaient et qui sont devenus des piliers de la classe en prenant en charge les nouveaux.
Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui souhaite se lancer dans la fonction publique ?
Ce sera difficile de réussir un concours sans intégrer une prépa, donc rejoindre un IPAG ou CPAG peut être la bonne idée ! C’est toujours mieux que de faire cavalier seul : il y a un cadre, des cours, des épreuves blanches.
Quelles sont les suggestions ou points à améliorer pour faire connaître les concours et la fonction publique en général ?
Les IPAG-CPAG gagnent à être connus notamment en amont, par exemple dès la licence. La fonction publique, c’est encore plus tôt, il faudrait communiquer même avant le baccalauréat ! Par exemple, le ministère de l’Éducation nationale pourrait instaurer un tronc commun pour cadrer un projet professionnel, car je pense que beaucoup pourraient vouloir travailler dans la fonction publique sans le savoir. Parfois, on veut faire des métiers mais on ne sait pas comment les rejoindre.
Aujourd’hui, utilisez-vous vos apprentissages acquis en IPAG dans votre poste ?
Je ne suis pas exactement en poste, puisque toujours en formation à l’École nationale supérieure de la police (ENSP) mais je suis considéré comme travailleur. Cette fois, je peux aller sur le terrain lors de stages. Je constate que les cours de droit pénal sont très importants.
Recommanderiez-vous les CPAG et pourquoi ?
Pour résumer, je recommande les CPAG ou les IPAG pour leur coût, leur cadre, leur programme très en phase avec les épreuves et la qualité de leurs intervenants.
3 mots pour décrire votre préparation en CPAG ?
Cohésion – motivation – aventure
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