« Depuis mes 15 ans, je rêvais de devenir inspecteur de la Répression des Fraudes »
Actualité | Publiée le 25 juin 2026 | Mise à jour le 25 juin 2026
Guillaume Cuvelier a suivi la licence d'administration publique en 2021-2022 à l’IPAG de Nantes, à l’issue de laquelle il a réussi la procédure de recrutement "BOE" de la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) en tant qu’inspecteur. Il est également ambassadeur pour la promotion de la DGCCRF.
Pouvez-vous revenir sur votre parcours et vos motivations à rejoindre un IPAG ?
Depuis mes 15 ans, mon objectif était de devenir inspecteur de la Répression des Fraudes. Ma volonté de rejoindre cette profession est née du visionnage d’un reportage sur deux enquêteurs de la DGCCRF.
J’ai eu connaissance de la licence administration publique à l’IPAG de Nantes en faisant mes propres recherches. J’ai trouvé le programme intéressant et compatible avec les connaissances attendues pour réussir le concours. Le niveau bac+3 m’était indispensable pour passer un concours de catégorie A. J’ai envoyé mon dossier à douze IPAG qui m’ont tous retenu, mais j’ai porté mon choix sur l’université de Nantes, notamment pour sa réputation et son programme exigeant et complet, sans aucun regret.
« Les enseignements étaient très généralistes, avec des cours de culture générale et un enseignement en droit public, parfaitement compatibles avec le programme des concours. D’autres de mes collègues, qui candidataient par exemple à la Banque de France ou à la DGFiP, étaient unanimes sur la qualité de la préparation. C’était une année très intense mais intéressante ».
Avez-vous réussi le concours au premier essai ?
J’ai été recruté sur ce poste par la voie BOE (Bénéficiaires de l'obligation d'emploi), réservée aux candidats en situation de handicap. Ce recrutement est réalisé sur dossier avec un entretien avec le service recruteur. À l’issue du recrutement, j’ai suivi une année de formation à l’École nationale de la DGCCRF de Montpellier où j’ai pu apprendre les connaissances théoriques et pratiques nécessaires au métier d’enquêteur. Les enseignements étaient dispensés dans plusieurs spécialités : produits chimiques, restaurants, hôtels, pompes funèbres, jouets, supermarchés, contrôle des carburants…
Que pensez-vous des épreuves ?
Il existe deux concours différents pour rejoindre la DGCCRF :
- Dominante juridique / économique
- Dominante scientifique et technologique (mathématiques, physique, agroalimentaire…)
Pour la phase d’admissibilité, les candidats doivent préparer une note de synthèse et passer une épreuve de spécialité (économie, droit pénal, mathématiques, physique, agroalimentaire…).
L’admission est ensuite déterminée par une épreuve orale de 45 minutes sur des questions et des mises en situation afin de juger l’aptitude du candidat à devenir inspecteur.
Quelles étaient les modalités de formation ?
La formation à l’IPAG de Nantes s’est déroulée sur deux semestres universitaires en présentiel, compatible avec le calendrier de la faculté. Nous suivions des travaux dirigés (TD) et des cours magistraux (CM), ainsi que des préparations aux examens, par exemple sur la note de synthèse qui consiste à résumer et synthétiser un dossier documentaire de 40 pages en 5 pages.
Les intervenants issus du monde professionnel ont-ils changé votre vision de la fonction publique ?
Mon projet professionnel était déjà décidé, mais ces interventions ont été bénéfiques pour mes camarades qui ne savaient pas quelle administration rejoindre. Nous avons rencontré des intervenants de la Police nationale, de la DGFiP (Direction générale des finances publiques), des Douanes, de l’administration pénitentiaire et des intervenants de la fonction publique territoriale lors de conférences métiers. Je suis d’ailleurs moi-même intervenant pour la DGCCRF en tant qu’ambassadeur pour donner l’envie aux étudiants de devenir inspecteur.
Y a-t-il eu des visites d’administration ou des stages ?
J’ai souhaité faire des stages à la DGCCRF, ce qui n’a malheureusement pas été possible du fait du secret professionnel. Certains de mes collègues en ont trouvé dans d’autres domaines notamment dans l’administration territoriale ou à la DGFiP.
Quelle est pour vous la force de la formation en IPAG ?
Le programme à l’IPAG de Nantes est de très bonne qualité avec d’excellents professeurs qui avaient l’envie de nous faire progresser. Nous avons bénéficié d’un accompagnement personnalisé, avec des cours encadrés où l’on travaillait notre projet professionnel.
Comment décririez-vous l’ambiance de la prépa et les relations avec vos camarades ?
L’ambiance était très bonne ! C’était très facile puisque nous n’étions que 13, je suis d’ailleurs toujours en contact avec deux ou trois personnes. La plupart des élèves étaient là par conviction, c’était donc très agréable d’y aller.
Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui souhaite se lancer dans la fonction publique ?
La personne doit d’abord s’intéresser au métier pour voir s’il correspond bien à son objectif de vie, mais elle doit surtout bien connaître le programme du concours afin de ne pas se trouver démunie lors des épreuves !
Quelles sont les suggestions ou points à améliorer pour faire connaître les concours et la fonction publique en général ?
Je pense que c’est intéressant de participer comme je le fais aux forums des métiers ou d’aller à la rencontre des étudiants dans les facultés. Nous avons un réseau d’ambassadeurs à la DGCCRF pour faire découvrir nos métiers. Les publicités sur les réseaux sociaux sont aussi très importantes. Notre administration a aussi rédigé de très bons articles sur le site de la DGCCRF, qui décrivent le quotidien des inspecteurs, les modes de recrutement…
Aujourd’hui, utilisez-vous vos apprentissages acquis en IPAG dans votre poste ?
Je ne les utilise pas vraiment dans mon poste actuel, mais il se peut que ce soit propre à notre administration, puisque je n’ai jamais étudié le droit de la concurrence et de la consommation à l’IPAG. J’avais cependant un cours sur les institutions administratives (connaissance de l’administration, des autorités publiques indépendantes, fonctionnement des directions des ministères…) qui me permet de mieux comprendre l’environnement dans lequel j’évolue, et m’est également utile dans ma vie personnelle, par exemple pour comprendre ce qu’il se passe dans l’actualité.
Recommanderiez-vous les IPAG et pourquoi ?
Oui, il ne faut pas hésiter à étudier à l’IPAG de Nantes si l’on souhaite intégrer la fonction publique ! Cela multiplie les chances de réussite par rapport à une préparation individuelle, qui reste possible.
3 mots pour décrire votre préparation en IPAG ?
Exigeante – intéressante - utile
Qu’est-ce qui vous a motivé à devenir ambassadeur ?
Être inspecteur à la répression des fraudes n’est pas uniquement mon métier mais ma vocation : je souhaite faire carrière à la DGCCRF et évoluer dans un environnement intellectuellement très stimulant. J’ai voulu donner cette envie aux gens qui seraient intéressés à s’engager pour la protection des consommateurs et des entreprises.
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