L’insertion des jeunes dans la fonction publique : de la fin des études à l’entrée dans la fonction publique
Études et Statistiques
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En 2004, 14,2 % des jeunes qui ont terminé leur formation initiale (Génération 2004) travaillent dans la fonction publique au printemps 2007, dont plus de la moitié dans la fonction publique de l’État. Les femmes de cette génération sont deux fois plus nombreuses (18,7 %) que les hommes (9,8 %) à y travailler : leur présence est massive dans la fonction publique hospitalière (FPH) (84,7 %). En liaison avec la structure de qualification des emplois dans la fonction publique, l’insertion des jeunes s’y effectue principalement avec quatre types de diplômes : 49,4 % des titulaires d’un bac+2 Santé et social, 40,7 % des titulaires d’un doctorat en 2004, 37,7 % des titulaires d’une licence et 22,8 % des titulaires d’un master. Néanmoins, la fonction publique territoriale (FPT) attire les jeunes les moins diplômés : 47,4 % ont un diplôme inférieur ou égal au bac.
13,7 % des jeunes de la Génération 2004, en emploi dans la fonction publique au printemps 2007, déclarent avoir des enfants, contre 7,4 % des jeunes dans le privé. Les jeunes femmes sont nombreuses à intégrer la fonction publique, particulièrement la FPH.
L’accès à la fonction publique s’effectue, pour les jeunes de la Génération 2004, principalement via la voie contractuelle : 55 % des primo-sortants 2004 en emploi dans la fonction publique, puis 45 % au printemps 2007.
La mobilité géographique, globalement plus répandue que dans le secteur privé, va de pair avec le passage au statut de fonctionnaire.
Les primo-sortants 2004 en emploi dans la fonction publique au printemps 2007 ont connu peu de périodes de chômage après la sortie de l’école, contrairement à ceux occupant un emploi dans le privé.
Néanmoins, les jeunes en emploi dans la FPT ont connu quasiment autant d’épisodes antérieurs de chômage que ceux travaillant dans le privé.
Au printemps 2007, 20,2 % des primo-sortants 2004 de la fonction publique déclarent ne pas travailler à temps plein, en particulier dans la FPT (28,3 %). Près de 60 % de ces jeunes souhaiteraient néanmoins travailler à temps plein.