Télétravail : ses effets sur les conditions de travail dans la fonction publique

Études et Statistiques

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D’après l’enquête TraCov2, 54 % des agents publics et 67 % des salariés du privé, déclarant exercer un emploi compatible avec le télétravail, ont recours à cette pratique. Comparés à leurs homologues du secteur privé, les télétravailleurs de la fonction publique se distinguent notamment par une quotité de télétravail plus faible (9 % télétravaillent trois jours ou plus, contre 18 % dans le privé), une part plus élevée de télétravailleurs de 50 ans ou plus (42 % contre 25 %) et de femmes (64 % contre 49 %).

La majorité des télétravailleurs estiment que leurs conditions de travail restent identiques, qu’ils soient sur site ou à distance. Ces derniers constatent néanmoins quelques améliorations. En télétravail, les interruptions de tâches sont moins fréquentes (pour 62 % des agents publics et 51 % des salariés du privé), la pression au travail diminue, surtout dans le public (41 % contre 26 % dans le privé), ils organisent plus facilement leur travail (36 % et 33 % dans le privé) et leurs proches se plaignent moins de leurs horaires de travail (21 % dans les deux secteurs).

Toutefois, près d’un tiers des télétravailleurs déclarent une dégradation de leurs moyens matériels (36 % dans la fonction publique, 31 % dans le privé), ainsi qu’une coopération détériorée entre collègues (respectivement 16 % et 13 %).

À caractéristiques comparables, les agents publics ont plus de chances que les salariés du privé de percevoir une amélioration de leurs conditions de travail en télétravail. Les femmes, les actifs de 30 à 49 ans, les personnes disposant d’une pièce dédiée ou ayant un temps de trajet supérieur à 45 minutes sont plus susceptibles de déclarer une amélioration de leurs conditions de travail en télétravail.

Charline STERCHELE

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