« En tant qu’agent public, on a parfois une vision restreinte à son ministère, alors que la formation en IPAG offre une perspective plus globale sur les politiques publiques »

Actualité | Publiée le 27 juillet 2026 | Mise à jour le 27 juillet 2026

Évelyne, ancienne agente titulaire de catégorie B, était chargée de communication en université. Elle a suivi la préparation aux concours de catégorie A (PCA) de l’IPAG de Nantes afin de passer le concours d’attachée relevant de l’OFPRA (Office français de protection des réfugiés et apatrides).

Pouvez-vous revenir sur votre parcours et vos motivations à rejoindre un IPAG ?

Mon parcours est atypique puisque j’ai obtenu un baccalauréat en arts appliqués, suivi d’un BTS en art textile et impression, ce qui m’a menée à exercer le métier de graphiste textile pendant 15 ans.

J’ai ensuite passé le concours ITRF (ingénieurs et personnels techniques de recherche et de formation) en catégorie B à l’université de Nantes, où j’ai intégré le corps des techniciens en gestion administrative.

En 2024, j’ai réussi le concours interne d’attachée à l’OFPRA (Office français de protection des réfugiés et apatrides), après une préparation aux concours de catégorie A à l’IPAG de Nantes.

Comment avez-vous découvert les concours et les préparations IPAG et CPAG ?

En tant que chargée de communication à l’université de Nantes, j’organisais des forums d’orientation professionnelle pour les étudiants. C’est lors de l’un de ces événements que l’IPAG a présenté sa formation, qui m’a tout de suite intéressée. L’année suivante, j’ai obtenu un congé de formation de 10 mois, dont 8 mois en présentiel à l’IPAG.

Avez-vous réussi le concours d’attaché à l’OFPRA du premier coup ?

Je l’ai effectivement réussi à l’issue de ma préparation en IPAG. Auparavant, j’avais tenté d’autres concours de catégorie A, comme ceux des ITRF et de l’ASI (assistant ingénieur). Contrairement aux ITRF qui limitent les mobilités à certains secteurs, la réussite à l’OFPRA m’ouvre les portes de n’importe quel ministère, ce qui élargit considérablement mes perspectives professionnelles.

Les épreuves étaient-elles cohérentes avec votre préparation ?

Notre préparation à l’IPAG de Nantes était parfaitement adaptée aux épreuves du concours de l’OFPRA, que ce soit pour la rédaction de la note de synthèse, que nous exercions tous les mois, que pour la préparation à l’oral.

Quelles étaient les modalités de formation ? Avez-vous pu concilier la préparation avec d’autres contraintes ?

Grâce à mon congé de formation, j’ai pu totalement me consacrer à ma préparation en IPAG qui se déroulait uniquement en présentiel. Les trois premiers mois étaient très intenses, avec des journées complètes (de 8 heures à 17 heures), avec beaucoup de nouvelles notions, notamment en droit. Le reste de l’année scolaire s’est déroulé de manière plus sporadique, avec des temps libres nous permettant de nous retrouver, d’aller travailler en bibliothèque…

Vous souvenez-vous d’un enseignement qui vous a marqué ?

Plusieurs cours m’ont marquée :
•    Droit constitutionnel, administratif et de l’Union européenne : des clés essentielles pour comprendre la vie politique, même en tant que citoyenne ;
•    Histoire : une approche différente de celle du lycée, notamment sur la IIIe République ;
•    Finances publiques : très utiles, même pour des démarches personnelles comme la déclaration d’impôts !

Les intervenants issus du monde professionnel ont-ils changé votre vision de la fonction publique ?

Chaque mois, l’IPAG invitait un professionnel, pas forcément lié au concours souhaité mais tout de même enrichissant. Ces échanges n’ont pas changé ma vision de la fonction publique, mais ils m’ont permis de découvrir la diversité des missions et des ministères accessibles après un concours.

Y a-t-il eu des visites d’administrations ou des stages ? Qu’est-ce que cela vous a apporté ?

J’ai découvert des environnements professionnels variés :
•    Forums à l’IPAG, où j’ai rencontré l’OFII (Office français de l’immigration et de l’intégration) ;
•    Journée d’immersion à la préfecture de Loire-Atlantique et à l’ANTS (gestion des permis de conduire étrangers) ;
•    Stages auprès de secrétaires généraux dans des EPLE (Établissements publics locaux d’enseignement) ;
•    Immersion au ministère de l’Économie décentralisé à Nantes (service des retraites de l’État).

Ces expériences m’ont permis de mieux appréhender le contexte des ministères, y compris en région, où de nombreuses missions sont déjà déployées.

Quelle est pour vous la force de la formation en IPAG ? Y a-t-il un manque éventuel ? Vous êtes-vous sentie suffisamment accompagnée ?

L’entraînement était très complet, la majorité des professeurs prenaient vraiment le temps de nous accompagner. En tant qu’interne, on a parfois une vision restreinte à son ministère, alors que la formation offre une perspective plus globale sur les politiques publiques, ce qui fournit un bon éclairage de l’actualité.

Comment décririez-vous l’ambiance de la prépa et les relations avec vos camarades ?

Les relations étaient très bonnes ! Nous étions 38 au départ, mais un noyau de travailleurs motivés s’est formé, avec un esprit de soutien, une entraide. C’est d’ailleurs grâce à un camarade que j’ai découvert le concours de l’OFPRA ! En effet, la diversité de profils était très enrichissante, entre les étudiants en formation continue et les internes qui voulaient progresser dans la fonction publique.

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui souhaite se lancer dans la fonction publique ?

De ne pas se décourager même après des échecs aux concours ! C’est très rare de les réussir la première fois, il ne faut pas le voir comme un échec personnel. Il faut au contraire en retirer des enseignements pour ajuster sa préparation. Je lui conseille également de lire quotidiennement un journal généraliste comme Le Monde, ce que je ne faisais pas avant de prendre le pli avec l’IPAG.

Quelles sont les suggestions ou points à améliorer pour faire connaître les concours et la fonction publique en général ?

Il faut sensibiliser les étudiants et lycéens au plus tôt. Par exemple, dans notre promotion, une élève venait d’une université à Paris où les étudiants devaient choisir un concours et le passer. Au début de ma carrière, je n’aurais jamais pensé être fonctionnaire. En entrant à l’université, j’ai réalisé que les fonctionnaires l’étaient de génération en génération, donc il y a clairement un manque d’information envers les étudiants ou les professionnels du privé.

Aujourd’hui, utilisez-vous vos apprentissages acquis en IPAG dans votre poste ?

Absolument ! Mon métier d’officier de protection à l’OFPRA exige des compétences rédactionnelles poussées : je rédige désormais des textes techniques en droit, bien différents de mes anciennes missions en communication. Je maîtrise aussi mieux les recherches sur Légifrance.

Recommanderiez-vous les IPAG et pourquoi ?

Sans hésiter ! Les IPAG sont un tremplin pour réussir les concours grâce à :
•    une préparation de qualité, adaptée aux profils étudiants comme aux internes ;
•    un cadre motivant qui permet de cibler ses apprentissages et de découvrir de nouveaux horizons.

3 mots pour décrire votre préparation en IPAG-CPAG ?

Découverte – travail – réussite.

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